mercredi, septembre 28, 2016


La santé, cela peut devenir comme des dominos qui se font tomber les uns après les autres.

Depuis la tumeur atypique en mon bras l'été dernier, j'ai bien du mal à remonter la pente de ma forme. Je collectionne les ennuis de santé. Contre mon gré. Avec toujours la volonté d'avancer.

Depuis une semaine, je fignole mon billet sur la Baie de Beauport. Je vole un moment par ci, quelques instants par là, et j'avance à pas d'escargots. Un peu comme mon genou convalescent me fait marcher...

Mon billet est quasi prêt. Encore quelques clics et transferts de photos pour le publier. Et passer à un autre qui attend sagement son tour.

En ce blogue défilent les écrits sur le vif, les brouillons des différents réseaux sociaux qui s'approfondissent et ces textes divers que j'aime polir sans trop me presser.

Croiser les doigts pour que ma santé arrive à, un jour, à se stabiliser. Prendre les voies de la raison pour mieux guider ses émotions.

 Un domino après l'autre...

Au début de l'été, après un nettoyage dentaire, l'estimation de ma facture de caries à traiter m'a fait grincer des dents.

Le problème étant qu'avec mes douleurs neuropathiques faciales et leur médication de cheval, je ne sens pas ces caries avant que cela ne dégénère.

Bien décidée à changer de dentiste vu qu'il y a plein de nouvelles cliniques au village voisin, je ne prends pas de RDV. Je suis tannée de devoir passer mon temps en ville pour des rendez-vous médicaux. Je suis inquiète du montant envisagé. Je tarde à m'en occuper.

Puis mon genou a sauté. Puis mon utérus m'a fait la fête. Bref, mes caries ont pris le bord de mes pensées!


Tombe la mère!

Mardi matin, vers 10 heures, je me sens bizarre. Vers 11 heures, une bosse de la taille d'une petite boule de golf a poussé en mon cou, sous l'oreille. Et cela commence à devenir bien douloureux.

Schnout! Ce n'est pas la joie du côté du visage non endommagé. J'ai du mal à avaler. Ma condition générale se dégrade. J'en parle avec un infirmier d'info santé au téléphone.  Je ferai tout ce qui est en mon possible pour éviter de retourner à l'hôpital...

Après discussion et réflexions sur le sujet, j'en déduis que c'est sûrement une infection dentaire et un ganglion qui fait le party. Possiblement une rage de dents?

Je prend un RDV en urgence pour le lendemain à la nouvelle clinique dentaire du village. La bonne nouvelle, là au milieu, c'est que mon genou opéré va mieux. Je marche de mieux en mieux.

Aller au front la tête haute 

Ce matin, après une nuit pas simple, me voilà rendue avec des frissons de fièvre. Cela va de mal en pire. Ceci dit, la dentiste semble prête à affronter mon cas compliqué. C'est rassurant. On clique...

Sans surprise aucune, elle me prescrit rapidement un fort antibio. Plus troublée que moi par la complexité de mon cas médical.

La semaine dernière a sûrement mis mon système fragile à terre et BANG! #danstagueulelamère

Une autre raison pour aborder l'hystérectomie à venir avec calme et patience. 

Direction la pharmacie. Où je peux ruminer sur mon sort devant les couches pour vieux.

Semi fiévreuse et subtilement frustrée de cet autre domino qui me tombe sur le nez. Je n'en apprécie point la vue.

J'en profite pour mentionner aux employés du Familiprix que cela fait plusieurs fois que cette vue me choque. Et là vraiment, c'est trop déprimant!

Je ne veux vraimenf pas me demander si je préférerai des Tena ou des Poise dans 30 ans (si mon corps tient la route) tandis que j'attends sagement mes médicaments!

D'ici là, je préfère ne pas connaître les collections de couches pour adultes vieillissants. Non vraiment ça l'fait pas! J'amuse homme et personnel de service avec mes conneries sur le sujet.

En papotant, à droite et à gauche, je finis par avoir espoir de voir bientôt changer de place cet étalage.

Afin d'essayer d'oublier cette vison oh! combien déprimante, après avoir erré dans quelques allées, je parcoure un magazine que j'aime bien, déniché vers la caisse. #InstaStoriesTime

Évidement, je dois me reposer les trois prochains jours. Prendre ça cool et tout le tralala.

En priant pour aller mieux le plus rapidement possible. Pour que cela ne se dégrade pas. Sans pour autant surmener la machine. En restant raisonnable et sereine?

Et en prennant mes antibios pour les dix prochains jours. Que ferait-on de nos vies sans antibios?

Humm... On serait certainement bien moins nombreux à se rendre au stade des couches d'incontinence!

Une vidéo publiée par Sandra Bellefoy Perso (@etolane) le


S'enrichir au fil des épreuves qui se traversent

Alors que j'affronte cet autre ennui de santé au quotidien, je ne me sens pas plus pauvre qu'une autre. La pitié me rebute.

En mon âme et conscience, je m'enrichis. Je me renforce l'esprit. Et je ne trouve pas nécessaire de me lamenter sur mon cas!

N'a-t-on pas tous, les uns comme les autres, des épreuves à passer en nos vies humaines? Des leçons à en tirer? L'important étant de ne pas se laisser abattre...

Notre portefeuille fait présentement bien la gueule mais comme dit l'homme, c'est la vie. C'est d'ailleurs pour nous garder en vie qu'on passe notre temps à le vider.

En ces dernières années, ponctuées de problèmes de santé, je grandis intérieurement. Car je refuse de capituler devant le malheur. Je réplique en observant mes simples bonheurs et restant "debout".

En travaillant sur moi-même (afin d'éliminer la colère et la frustration de mes réalités physiques), je me transforme de l'intérieur. Pour le meilleur.

En prenant le parti d'accepter mes conditions physiques, j'avance en mes jours. Inlassablement, je reconstruis ce que les maladies détruisent.

J'accepte. J'assume. J'affronte. Je traverse. J'apprends et je comprends. En faisant la différence entre ce que je peux changer et en lâchant prise sur ce dont je ne possède pas le contrôle, je sens mes neurones en révolution intérieure.

Comme je ne peux éliminer les douleurs physiques qui me transgressent la peau, je travaille à éliminer les noirceurs psychologiques qui en accompagnent la réalité.

À force de m'y forcer, je reprends le contrôle de mon moral. Année après année, je combats.

Je refuse de me laisser abattre par mon corps déglingué.

Je m'accroche à mes valeurs intérieures pour guider les chemins où trébuchent mes pensées.

Je choisis la lumière plutôt que la pénombre.

Je nourris des feux de joie en l'obscurité de mes maux. Un jour à la fois. Un pas après l'autre.

Mes émotions cultivent une paix intérieure que j'inspire pour mieux vivre.

À chaque épreuve, j'affronte et je passe au travers. Je tombe et je me relève. Ce n'est jamais facile mais c'est la vie.

Affronter chaque obstacle sans trop broncher me permet de me renforcer sur toutes sortes de plans existentiels. Je mûris.

Les peurs futiles et les émotions vaines se font écraser par toutes sortes de raisons de vivre. Que je cultive avec attention. Je maîtrise mes pensées. Je les dirigent consciemment vers les chemins de mon choix.

Je refuse d'entretenir les émotions/relations négatives/toxiques qui sabotent l'esprit. Je n'ai plus d'espace mental pour les niaiseries.

Je préfère cultiver ce que la vie a de meilleur à offrir plutôt que de m'apitoyer sur mon sort.

Ainsi je me soigne les jours à coup de médications, de méditations et de réflexions...

Devenir plus forte en affrontant les malheurs quotidiens...

samedi, septembre 17, 2016


Un matin de cette semaine qui s'efface, je constate qu'une fillette, d'un autre monde, a aimé des petits vidéos mettant en vedette Miss Soleil sur Instagram. Intriguée, je m'abonne à son compte...

Une enfance malaisienne...


Que je parcoure. Dépaysée, j'y découvre une fillette d'une autre foi, de la tranche d'âge de la mienne. Avec cette même étincelle dans le regard que je retrouve chez ma puce. Je m'y accroche les curiosités. Cette fillette touche ce coeur de maman qui bat en ma poitrine.

Sur l'heure du midi, j'en discute avec homme et enfant tandis que l'on regarde son compte et ses photos/vidéos. Perplexes. Fascinés. Remplis de toutes sortes de questionnements. Que pense-t-elle de son coté en se plongeant en notre vie via ce réseau?

Durant l'après-midi, je la croise sur Stories. Comme il est si facile de communiquer en privé via ce quartier numérique, je lui écris. Elle me répond. On discute. On se salue avec son père à travers elle. #BrainTurn

Fascinée. Hypnotisée? C'est là que résonne la magie des Internets à mes sens numériques. De part cette humanité qui se connecte des quatre coins de la planète...

C'est grâce à tous ces nouveaux moyens de communication que se rapprochent nos réalités "extraterrestes" (aussi différentes que des planètes en une vaste galaxie) qui peuvent maintenant échanger. De salon à salon. D'un monde à l'autre...

J'approche cette relation virtuelle comme Captain Picard does first contact. En situation de #firstcontact j'applique les règles du #PrimeDirective et je cultive ma foi en l'univers.


En ce nouveau quartier de communications humaines offert par Stories (dans Instagram), je déserte SnapChat (sur lequel j'accroche peu).

Stories, je vais, je viens, j'oublie, je me rappelle, j'y retourne, je m'y attache. J'y découvre des étincelles humaines qui m'intriguent. Qui m'ouvrent les horizons humains. 

Un copain syrien en Arabie Saoudite


Je constate que le fait d'avoir déjà un bon réseau sur Instagram me permet d'en avoir une expérience bien plus nourrissante que celle que je ne pouvais en avoir sur Snapchat. En partant de zéro!

Sur Stories, je croise un homme syrien qui travaille en Arabie Saoudite. Ses parents possèdent une grande ferme en Syrie qu'ils refusent de quitter malgré les dangers de leur quotidien. 

Depuis plus de trois ans, il like toutes mes photos. Il commente aussi parfois. Toujours gentiment. Il publie peu sur son compte. Mais lorsque je le croise en son quotidien virtuel, dix secondes à la fois, je m'arrête quelques minutes, le temps de lui dire salut.

Sympa, éduqué, aisé, ouvert et chaleureux, l'on discute de ce "global village" où l'on vit, composé par nos diverses virtualités humaines. Je sens qu'il connait ma famille de part ce partage de photos. Une  certaine familiarité s'est tissée au fil des années. Une subtile amitié...

Une photo publiée par Sandra Bellefoy Perso (@etolane) le


Je sens son affection lointaine. Douce et non menaçante. Comme celle d'un voisin que l'on croiserait au village. Et avec qui l'on papoterait avec plaisir. Sans plus ni moins.

La Toile et ses réseaux, c'est juste des bribes d'humanité partagées comme dans le temps...

De ce temps passé où les gens se croisaient au réel (sur la place du village) et échangeaient quelques bribes de chaleur humaine. Tout simplement. Sans même y penser.

Comme quoi, plus ça change et plus c'est pareil...  #HumanLife

Se fracturer le crâne sur la Toile


J'aime m'ouvrir l'esprit à l'inconnu. Comprendre ce que je ne sais pas. Pour le bien de ma santé mentale, je me fracture le crâne régulièrement. Je confronte mes perceptions de l'inconnu. Je dépasse mes malaises et inconforts...

Ne sait-on pas tous d'ailleurs que l'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne!?!

Je respecte toute foi humaine tant qu'elle ne menace pas mon quotidien. Je crois aussi que les diversités humaines et culturelles font la richesse de notre planète bleue. Pas l'or, ni l'argent, ni le pétrole...

Je crois en ces valeurs universelles qui civilisent notre humanité. Je ne crois pas en la violence et la haine, ces émotions primitives qui font de l'humain un babouin!

J'ai tout à fait conscience des dangers internes de ces émotions. Je préfère les éviter. Tout comme j'ai conscience des multiples pièges de la Toile. #PeaceWarrior

Malgré toute l'horreur humaine, il y en a aussi toute la beauté. Je crois en la compassion et la gentillesse. En la bienveillance et la compréhension humaine.

C'est dotée de ces valeurs et croyances intérieures que je vogue la Toile. Et vous, qui me lisez en cet instant, comment voguez-vous la Toile?


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Zeste de chaleur humaine d'Instagram à Stories sans passer par Snapchat!

vendredi, septembre 16, 2016


Four weeks after my emergency knee surgery, i'm feeling better.

I'm still semi mobile. Still not driving. But i'm walking. At a very slow pace. Still, it feels way better than going around in a wheel chair!

Even if it still hurts a lot and get inflamed very easily, i felt good enough to go on a little adventure at the #BaieBeauport last saturday. I needed some roadtrip to treat my cabin fever...



For a few months now i've been conscious of how chronic neuropathic pain doesn't stop me from living anymore. I'm just learning different ways to exist with it. It's difficult to learn but it is a process in motion.

Transforming my life around it. Adapting my days around it. Transforming myself for the better and not the worst. That is all that matters. Getting better. Feeling better. Living better. Even with physical pains...

Working hard at learning how to live with the invisible disability that is facial neuropathic chronic pain. A bitter results of Bell's Palsy complications.

In that mutation of myself, i get stronger and wiser. I grow. I work on myself. I'm a work in progress. I can meditate for hours when i decide to.

I'm learning a little more of #painmanagement everyday. I'm learning how to cope with this constant facial pain that killed my old self. I'm now adjusting my true self to that strange reality of permanent pain.


Everytime my brain tries to tell me that i can't do something. I answer back "Then i will!" and that that's how my life flows. Outside of the box and out of #confortzones

I have to confess however that i have an advantage in that field as i'm never confortable anymore. Thanks to chronic pain!

The constant neuropathic symptoms that devour half of my face make me inconfortable all the time. So i have absolutely no more fear of roaming out of my confort zones. I even kind of crave the magic of it...

Coming Back to Life..

mercredi, septembre 14, 2016

Ma pomme, mère et demi soeur 
autour de 1996/97
Toute mon enfance, au primaire, durant ces fins de semaines avec ma mère, elle m'expliquait souvent qu'elle ne voulait pas tant être ma mère que mon amie.

Elle préférait d'ailleurs que je l'appelle par son prénom. Ce que je refusais en bloc. Sans même comprendre pourquoi.

Je ne savais pas pourquoi cela me blessait tant mais j'en ressentais la douleur vive en mon coeur, sa brûlure en mon sang. Je ne savais pas comment l'expliquer mais j'en ressentais bien l'amère émotion.

Ce qui provoquait un conflit récurrent. Au milieu de plusieurs autres conflits. Et l'on se disputait. Une autre fois...

Elle voulait être mon amie avant d'être ma mère...


Je me souviens qu'après chacune de ces disputes j'étais anxieusement déstabilisée et intensément triste. Pourquoi don' elle voulait pas être ma mère? 

Mon père voulait pas être mon père et ma mère voulait juste être mon amie! Mais où j'étais don' tombée ?!? C'était quoi ces parents qui trouvaient ça trop difficile d'être parents ?!?

Pis des amis, j'en avais déjà plein, je voulais pas être son amie, je voulais être sa fille! Je voulais juste une mère. Comme mes amis en leur maison! J'écoutais ses discours étranges pendant que mes émotions pateaugeaient en leurs eaux troubles.

On se disputait. De nouveau le conflit entre nous. Je me renfermais sur moi-même. Comme une huître. Elle se moquait du "boudin" que je faisais dans mon coin.

J'attendais patiemment le lundi matin qui débutait une nouvelle semaine avec ma Mère-Grand. Là, où ma vie était "normale". Là, où je n'étais pas un poids.

Pendant ce temps (au tout début des années 80), elle accumulait plein de contenu pour se plaindre à ses amis de combien être monoparental était duuur. Et comment je lui gâchais ses weekends!

Elle accumulait des briques de ressentiments envers moi qui s'entassaient en son coeur. Qui le durcissait. Elle aussi attendait le lundi, moins patiemment que moi...

Au final, elle n'a jamais réussi à être une mère en ma vie et je n'ai jamais réussi à être une amie en la sienne! En fait elle est plutôt devenue le meilleur ennemi que j'aie jamais eu!

Au final, elle m'a jetée de sa vie, une ultime fois, il y a bientôt 7 ans. Mais cette fois là, j'ai pris la consciente décision d'arrêter de lui courir après. J'avais 36 ans. J'étais mère. J'étais fatiguée de courir après un mirage... de mon imagination.

Sur ce coup là, au téléphone, lorsque je l'ai entendu me dire qu'elle n'avait plus envie d'être la grand-mère de ma fille et qu'elle voulait une autre de ses annnées de break, Bang! Fracture de crâne. Saignement de coeur. Puis un intense "AhAh Moment"! Comme si d'un coup se mettaient en place toutes les piéces égarées du puzzle de mon enfance.

Cette ultime dispute, a été provoquée par le mini pétage de coche de l'homme, qui n'avait pas apprécié qu'elle veuille faire Noël avec notre fille de quatre ans, ses amis et "sa famille"... mais sans nous. Ce fut la cerise sur son sundae en ce qui le concerne.  Après dix ans d'union, son vase venait de déborder.

Quelques jours plus tard, se sont placées ces pièces égarées. J'ai compris toutes sortes de choses de mon enfance, les fins de semaine avec elle. Ce jour là, pour la première fois de ma vie, j'ai décidé consciemment d'arrêter de courir après un amour qu'elle ne ressentait point. L'amour d'une mère...

Je n'ai plus jamais fait un pas vers elle. Comme je l'avais toujours fait après chacun de ses rejets. Elle n'a jamais fait un pas vers moi. Ni quand j'ai été malade. À multiples occasions. Ni quand la petite s'est blessée. À différentes reprises.

Elle se contente de lire ce blogue, selon les échos de ce que j'en entends. Bonjour Maman! Ce texte là risque de ne pas te plaire (ou plutôt je ne doute pas qu'il te déplaise)...

Je ne voulais qu'être sa mère mais l'on devient amies...


Bref, en mon éducation maternelle, je n'ai jamais voulu être l'amie de ma fille, juste sa mère. Qu'elle m'appelle un jour par mon prénom est absolument hors de question! Cela a toujours été bien clair en mon âme et mon coeur.

Mais, voilà pas qu'au fil des années, se passe un étrange phénomène, qui semble tout à fait naturel. Il se fonde un aspect de notre relation que je n'avais jamais imaginé...

Une sorte d'amitié humaine qui se faufile en notre relation mère/fille. Un sentiment nouveau qui engendre de fascinantes émotions. Cela me fascine autant que cela m'intrigue.

Je découve, avec ma fillette qui pousse, ce que j'ai jamais connu avec ma mère. Une complicité forte et intime. Une compréhension profonde l'une de l'autre. Un respect mutuel. Une harmonie. De l'amour reciproque. Partagé. Le tout enrobé de cette intriguante amitié qui se construit en même temps qu'évolue notre relation.

Morale de cette histoire, pour être l'ami de son enfant, commencer par juste être son parent est un bon plan. Puisqu'il semble que l'amitié en résultera...

Ma pomme et ma fille en 2016


En sandwich entre amie et ennemie...

vendredi, septembre 09, 2016

Photo père/fille sur fond de lac traitée avec différentes applications que je teste ces temps ci dont #DeepArtEffect qui reproduit le type de traitement de #Prisma. L'application tendance de l'heure...

Oh my Oh my! Miss Soleil revient toute fébrile de ses deux heures d'école matinales.

Une carte mystérieuse en son pupitre


Oh! M.Y G.O.D. La voilà toute retournée de cette aventure. Elle a trouvé un mot dans son pupitre ce matin après son jour manqué par l'IRDPQ hier...

Elle a comparé l'écriture avec toutes les filles de la classe sans succès. Oh my god. Oh my god. Elle est abasourdie de sa vie! 

Miss Soleil a refusé d'ouvrir cette carte mystérieuse à l'école. Elle a préféré rentrer en son cocon pour mieux en traverser les émotions. Nous sommes bienheureux de sa confiance en nous.

Tadam... Ouverture de carte mystérieuse. Et... Oh my god. Oh my god! C'est signé anonyme! Miss Soleil a un admirateur secret. Car selon elle, obligé, c'est un truc de garçon.

Pour en divertir les sensations qui la bouleversent, je lui dis "Ben vu comment t'es belle, je suis pas étonnée! Excuse moi de t'avoir fait si belle!"

Elle se remet les idées en place et rigole tout en me faisant un câlin. Et j'en profite pour lui expliquer qu'elle est chanceuse de recevoir un mot si mignon en son pupitre.

Il lui souhaite joliment une bonne journée et lui demande de deviner qui elle est. Dans même faire une seule faute de français. Je dis chapeau. Et Bravo.

Les malchanceux découvrent de leur côté des mots anonymes emplis de haine et méchanceté..

 Ce raisonnement arrive à la calmer un peu même si elle reste en feu. Du coup, je garde un coup la fameuse carte sur ma table de nuit. Histoire qu'elle reprenne ses esprits...

Elle la reprend en repartant en classe où ses copines meurent de curiosité à savoir ce que contenait la mystérieuse enveloppe à son nom. Déposée subrepticement en son pupitre durant son absence...


En mon fort intérieur, cela me rassure sur le sort des petits garçons de son école. Je suis encore choquée de ce qui s'est passé en février dernier.

Vu que le dernier qui fut ouvertement en "lovecrush" avec elle fut celui qui l'a pris en un coin de cour, durang une bagarre de fort où les garçons ont decide de s'en prendre aux filles et que ce sauvage miniature la plaqua assez sauvagement contre un poteau gelé pour que le cours de sa vie déraille sérieusement!

Assez sérieusement pour que l'on reprenne nos routines hebdomadaires à l'IRAQ. Sans que jamais les parents de ce mini sauvage ne donne signe de vie. Et pendant que leur complice de maîtresse protégeait cet enfant violent au détriment de ma fille. Oui, encore bien choquée je suis...

Le pire et le meilleur de son école primaire...

Sachant que cette semaine, elle s'est retrouvée seule dans les escaliers avec ce même sauvage et que si elle n'avait pas eu le réflexe de se coller contre le mur, elle aurait dévalée les escaliers aussi vite qu'il les déboulé. Ce qui aurait été le top du top!

Rentrée frisonnante de cette expérience à la maison avec son rapport d'enfance déstabilisée! De quoi nous troubler et le mentionner à l'école.

Aussi que cette deuxième semaine d'école (à temps partiel) se finisse avec un admirateur anonyme est pas mal plus sympa que de finir la semaine en "commo"!

Comme je suis en contact régulier, soit par courriel ou par téléphone, avec la directrice. Je discute avec elle de ces deux nouvelles. L'on sourit ensemble pour l'admirateur secret et l'on discute fermement du cas du sauvage. En arrivant à ne point se disputer. Ce qui est vraiment cool...

Celui-ci sera donc mis sous plus haute surveillance qu'il ne l'est déjà. Il sera averti par la directrice, une autre fois, qu'il est interdit de courir dans les escaliers. L'année sera longue...

Les parents que nous sommes restons ultra vigilant alors que la puce poursuit son processus de récupération de commotion cérébrale.

Retourner à l'école et en affronter le malaise


Cinquième rencontre de parents/maitresse en cette cinquième année de primaire qui débute. Une rentrée pas comme les autres. #vivreencommo

En ce qui nous concerne, ce n'est pas la première rencontre l'année! On croise la directrice, qui prend l'ascenseur de service avec nous, épatée de me voir remarcher si vite.

Il faut dire que la derniere fois que l'on s' est vues, il y a dix jours, j'étais en fauteuil roulant.

On peut ainsi copiner sans avoir à se disputer. Ce qui est plus agréable que notre dernière rencontre qui fut relativement houleuse...

Dans la classe, nonobstant mes maux physiques de l'heure, je ressens un malaise profond. Pourtant la maîtresse semble idéale.

Elle parle même de la condition de Miss Soleil en sa présentation. Ce qui est bon signe en ce qui concerne sa compréhension de l'invisible condition de santé de l'enfance que je lui confie. Avec une certaine réticence silencieuse.


Madame Lyna est humaine et semble avoir les mêmes valeurs éducatives que moi. Ce qui me rassure.

Elle adore la puce qu'elle trouve extraordinaire. Ce qui m'aide à m'ouvrir. Elle a conscience qu'elle n'est pas revenue à 100% de sa forme et en tient compte. Je n'ai absolument rien à dire de déplaisant sur son sujet à date.

Mais je garde, alors que j'écoute l'habituelle presentation aux parents, je réalise combien j'ai la maudite maîtresse de l'année dernière en travers de la gorge.

Elle aussi n'a eu aucun blâme pour son comportement indigne qui a, médicalement, aggravé le cas de la puce. Sans elle, on en serait peut-être déjà sorti au lieu de continuer à ramer en eaux troubles et tourmentées!

Malgré l'absence prolongée de Miss Soleil (arrêtée en février), ses difficultés des derniers mois et sa rentrée à temps partiel,

Miss Soleil commence l'année en tête de classe. Comme à ses habitudes. Ce qui semble fasciner sa maitresse.

C'est que je chôme pas quand j'élève! Je ne travaille pas pour des sous mais pour la prospérité de son futur...

Cette année, on apprend que la maîtresse ne donne pas de devoirs. C'est dans l'air du temps et, en sa condition présente, c'est bien. Cela lui donnera enfin ce temps qu'elle cherche pour nourrir son blogue. Comme elle se plaint souvent de manquer de temps pour le faire...

En ma "mamamitude", la vie est une école. Autant pour nous que pour elle. Pas grave si y'a plus de devoirs tant qu'il reste l'école de la vie pour se cultiver l'esprit!

Ceci dit, mon malaise persiste et je réalise à quel point j'ai perdu confiance dans ce système scolaire. Et combien je suis prête à me rebattre pour ma fille si nécessaire. Même en fauteuil roulant ou à moitié morte.

De son côté, Miss Soleil semble apprécier sa maitresse autant que celle-ci semble l'apprécier. Elle est si heureuse de retourner en classe que je m'en nourris pour maîtriser ma méfiance et mes angoisses.

Ce #LGG5 sur lequel je teste ces applications photos 
stimule mes idées créatives...

Respecter la tolérance de son corps


Ces derniers jours, mon genou en réparation me rappelle à l'ordre. Manifestement ce n'est pas parce-que je peux remarcher que je dois tant remarcher. Okay, i get it knee.

Si j'ai été ultra raisonnable les deux premières semaines en postopératoire.  Je l'ai moins été la semaine qui a suivi. J'ai régulièrement dépassété le seuil de tolérance de la douleur. Mais comme je sais gérer la douleur de façon effective, ce n'est plus elle qui m'arrête.

Alors lorsque mon genou régonfle et se déforme. Ma raison me fait une petite leçon intérieure. C'est bien beau de pousser la machine mais ça ne fait pas avancer le schimlblick!

La douleur remonte aussi haut que la première semaine et je me rends à l'évidence de la raison. J'accepte de moins marcher pour guérir plus vite et ne pas entraver le processus de guérison.



Passent les jours...

jeudi, septembre 08, 2016


En mon enfance jurassienne, le MacDo n'est arrivé en mon réel qu'un ou deux ans avant mon immigration québécoise. À la même époque où j'ai bu un Coca pour la première fois, vers 12/13 ans...

Puis à 14 ans, j'ai déserté ma patrie natale pour Montréal. J'y ai non seulement expérimenté le McDo, la malbouffe et les burgers mais le Coca est devenu du Coke Diet. Et j'en ai bu des litres en ma vingtaine. Sans remord ni regret. Sans même prendre de poids!

Des années plus tard, alors que j'aimais le Québec comme le bienveillant parent adoptif qu'il s'est révélé en ma vie, je suis devenue maman. Prête à rélever le défi de la "parentitude".

Nous sommes ce que nous mangeons dit la sagesse populaire...


Avec un mari diabétique de type 1 depuis ses 15 ans, nous en connaissons un bon rayon sur la diététique en notre maison. On en pratique pas mal autant qu'on en connait. Même si imparfaitement puisque humains!

Ceci dit, on est pas mal bons sur le sujet. Et notre fille nous le démontre régulièrement. En fait, c'est en la regardant grandir que l'on s'est rendus compte de nos bonnes habitudes alimentaires. Ou alors notre fille est une extraterrestre...

Ainsi les enfants reflètent cet environnement dans lequel on les élèvent?


À 10 ans, bien tassé, Miss Soleil mange de tout. C'est une fan de soupe. Gastronome à ses heures, ses pêchés mignons sont les sushis de chez Nagano et les guimauves au chocolat de chez Anna Pierrot.

En ce qui me concerne, je ne résiste point aux chouquettes de la Mère Michelle. Surtout après une bonne torture de physio!

Y'a rien comme croquer en un nuage d'air sucré et moelleux après s'être bien fait écarteler les os crâniens. Difficile d'y résister!


Mais revenons à notre "moutonne". J'ai, en ma maison, un enfant conscient de la nutrition. D'ailleurs en ses futuristes ambitions, entre éducatrice et styliste, il y a nutritionniste!

Bref, si on peut lui faire manger autant de légumes et de fruits que l'on veut, il est très difficile de lui faire manger des bonbons ou des pâtisseries!

C'est aussi compliqué qu'elle est difficile sur le sujet. Elle a ses desserts de predilection et s'en contente amplement. Ultra raisonnable, jamais elle n'abuse de sucreries. Alors, on ne se bat pas avec elle. On se contente de suivre son flow, avec le sourire, pour celui là!

En ce flow d'enfance saine et consciente, il y a la hantise du McDo. C'est une punition en son opinion. Elle possède toutes sortes de discours sur le sujet...


Après avoir passé la matinée à l'IRDPQ (pour son suivi de commo) puis être allés chez le physio (pour mon entretien de visage endommagé), je la force à me suivre au McDo!

Elle manque de s'étouffer toute seule alors qu'elle grogne de mécontentement.

Noooon, maman! Pas le McDo!

Mais je suis si maganée en cette grise journée qu'elle ne peut le refuser. Elle a pitié de sa mère. À la base, je veux juste un smoothie. Malgré sa réticence,  je la traîne en mon sillon. Selon elle, le McDo, c'est juste nécessaire pour se nourrir en road trip.

Je tombe sur la nouvelle borne numérique qui permet de créer son propre burger. Selon son goût personnel, je ne résiste pas à en tester le truc. En bonne geekette américaine/hybride franco que je suis, je me lance à l'aventure du futur.

À l'horreur de ma fille qui manque de faire une crise cardiaque lorsque je choisis du fromage bleu et de l'aïoli. Quand on arrive au choix du combo, enfin elle se déride un peu.

On fait alors un deal. Son père et moi partageons le burger original et elle prend la salade. Elle accepte ma proposition et me laisse vivre mon demi burger...

Devant sa salade, alors qu'elle y melange sa sauce balsamique, elle affirme avec conviction que c'est vraiment la seule chose de bon au McDo et je ne résiste pas à la croquer sur le vif.

Qui a dit les enfants ne comprenaient rien à la vie? Depuis qu'elle a atterri en mon ventre, je nourris ses neurones. D'abord avec du saumon et de la saine alimentation puis en ne jamais sous-estimant son intelligence propre. Je respecte toute intelligence, qu'importe le sexe, la race ou la jeunesse du corps.

Et maintenant qu'elle a atteint les deux chiffres, Miss Soleil n'en finit toujours pas de me fasciner et de me stimuler les neurones...

 


Vive les salades du McDo!

mardi, septembre 06, 2016


J'ai résisté durant des lunes et des lunes à la page de blogue sur Facebook. À la vitrine de blogueuse...

Alors que tout le monde en créait une pour ci ou pour ça, je boudais entre deux arbres. Je méditais en coin de lac.

Avec deux comptes Facebook (un bureau et un salon), un Twitter, un Instagram, quelques comptes YouTube, un Pinterest, un Dailymotion, un Flickr, un Google Plus, un blogue de douleur chronique puis un groupe Facebook, je trouvais que cela suffisait. Combien de facettes numériques peut avoir une personne humaine?

Pas de magie en ses zones de confort!

Mais tout ça, c'est bien confortable. Comme l'on sait maintenant tous que sortir de sa zone de confort est vital à sa santé mentale, résister, c'est se tirer dans le pied. Ou plutôt dans le mental...

Par les temps qui courent, je me force à régulièrement sortir de mes zones de confort. Par souci d'ouverture d'esprit et d'aventures intérieures.

Comme l'on doit régulièrement sortir de ses zones de confort pour élargir les horizons humains ou numériques, voilà l'occasion parfaite de bien faire. Alors, je le fais!


Vu que ce concept me rend subtilement inconfortable, il me faut le faire. Que j'en ai envie ou non. La façon "facile" de sortir de ses zones de confort étant de faire ces choses qui nous rendent inconfortables. Tant qu'elles ont un sens...

Ainsi, j'explore cette nouvelle allée numérique, plus perplexe que convaincue. Mais qui vivra verra. Right?

Ou comme dit le dicton: Qui m'aime me suive là-bas...

Un j'aime égal-t-il à un signe de soutien moral? Vu mes cinq/deux dernières années rythmées d'ennuis de santé en tout genre, tout soutien est sincèrement apprécié.

Ou peut-être avez-vous simplement le goût de lire ces mots que je cultive par ici? En ce cas, n'hésitez pas à vous abonner à cette nouvelle page Etolanienne... 

D'évolution en mutation bloguesque

En cette renaissance de blogue antique qui se profile en mon horizon, en plus de décider d'ecrire parfois en anglais, Etolane y gagne sa vitrine "facebookienne".

Écrire en anglais. Quand ça me tente. Comme ça me tente. Écrire en français, comme ça me chante, selon mes goûts et mes humeurs. Sans aucune spécialisation puisque je ne supporte aucun cadre, aucune catégorie, aucune étiquette humaine...

J'ai ouvert ce blogue en avril 2003 et depuis ce temps, je reste fidèle à sa liberté d'être. Ainsi je l'aime. À sa base réside le besoin d'une discipline d'écriture. Puis est arrivée l'envie de partager, d'échanger, et de rencontrer.

À l'époque, personne ne pensait à son identité numérique et tout le monde avait un pseudo! Mon pseudo a d'ailleurs toute une histoire (anecdotique) que j'ai déjà conté des douzaine de fois.

En 2003, la réputation virtuelle était un concept de science-fiction.  Lorsque j'ai ouvert mon blogue, les caméras numériques arrivaient à peine dans le décor. YouTube, les téléphones intelligents et les tablettes n'existaient que dans Star-Trek.

En une déferlante vague technologique, les fameux réseaux sociaux ont débarqué et ont troublé, transformé puis commercialisé la blogosphère.


Depuis 2003, je regarde évoluer cette blogosphère infernale et je me dis que Buddha avait bien raison en faisant: "Dans la vie, la seule constante est le changement".

Depuis 2003, j'utilise ma vie comme laboratoire d'écriture. Je suis mon propre cobaye en coin de lac. Avec le temps, la mamamitude m'a emporté l'inspiration, puis les ennuis de santé me l'ont absorbée. Je travaille maintenant à retrouver un nouvel équilibre individuel.

Qui eu cru en 2003 que j'écrirai en 2016 (et illustrerai) un billet de blogue grâce à ce petit gadget qu'est le #LGG5 que j'utilise en ce moment. Ceci est un billet mobile!

Si je blogue encore dans dix ans, je me demande bien sur quel outil/patente, je transfèrerai mes pensées et réflexions pour en faire ici des phrases et des idées à partager...


À visage découvert...

lundi, septembre 05, 2016


En ce lundi de fête du travail ensoleillé, il y a foule sur le sable! L'été s'attarde. Personne ne s'en plaint. Cette fin de semaine marque nos dix ans d'union à la chapelle du village. Six ans après une union civile à la mairie de Besançon. Il y a dix ans, enceinte jusqu'aux yeux, l'on s'est mariés, une deuxième fois, devant Dieu...

Aujourd'hui, le soleil grille les peaux. La plage du village se prend pour la Côte d'Azur où s'empilent les corps huilés et les parasols colorés. Le bruit des vagues sur le sable me rappelle tous les bateaux qui bousculent la nature de l'eau. Je monte le camp en mon coin de sable isolé.

D'un côté, les plus urbains s'éclatent sous le ciel bleu. Et, de l'autre côté, tout au bout de la plage, quelques locaux sauvages trouvent la paix en ce coin de sable peu peuplé (car non surveillé par les sauveteurs). Ce qui fait notre petit bonheur tranquille...


Fête du travail sur le sable et 10/16 ans de mariage...

 Je suis bilingue depuis plus de la moitié de cette vie en mon corps.

J'ai un diplôme (bacc) universitaire de traduction. Mais ceci est un détail...

Je parle en anglais. J'écoute des films et des séries en anglais. Je lis en anglais. J'ai des amis avec qui je relationne en anglais. Je pense en anglais...

Mais jamais je n'écris en anglais. Jamais je ne me donne ce droit. Par pudeur ou par peur de trahir ma langue maternelle chérie? Je ne sais pas trop mais je crains que cela ne soit bien niaiseux. Comme toutes ces barrières que l'on façonne en nos cervelles qui s'emmêlent les émotions.

En fait, à bien y penser, ce n'est pas tout à fait vrai, puisque je communique régulièrement, en anglais, par écrit, avec différents relationnistes dans le cadre de mes piges! Hummm...

La bataille entre l'anglais et le français est un fantôme qui rôde dans le psyché québécois. Peut-être fait-il aussi partie de mon blocage inconscient?

À moins que cela ne soit la crainte d'écrire tout croche et de faire plein de fautes. De m'exprimer comme une casserole qui discute avec une vache espagnole!

Mais en ces questionnements complexes, la petite phrase qui revient le plus souvent est celle là: "Est-ce qu'écrire en anglais est trahir ma patrie? Trahir cette langue qui est mon pays? Ou est-ce juste exploiter mes potentiels?"

En cette réflexion interne que j'explore avec les premiers signes d'automne, je décide, aujourd'hui, de faire de mon blogue antique, un blogue bilingue.

Et BANG, voilà qui est fait! Comme si de rien n'était.  Cela n'a même pas fait mal. C'est juste une fenêtre qui s'ouvre...

J'ai toujours associé l'acte de bloguer avec une nouvelle forme de communication moderne, de type télépathique. Quasi magique. Virtuellement vraie.

J'ai toujours été fascinée par cette nouvelle façon de "relationner". D'esprit à esprit. En réfléchissant avant de s'exprimer. En prenant la peine de cultiver ses idées partagées. Sans les superficialités de notre monde matérialiste pour qui n'existe que le visible...

Comme a dit Buddha, il y a bien longtemps: "Dans la vie, la seule constance est le changement". En cet esprit de pensées, s'adapter le quotidien et s'assouplir l'esprit me semble la seule façon de vieillir en restant sain d'esprit.

En ces séquelles de Paralysie de Bell avec lesquels je dois apprendre à vivre viennent toutes sortes d'apprentissages et de réflexions. C'est enrichissant pour qui veut grandir. En ce processus particulier, se dessine une reconstruction de soi, en compagnie de ces séquelles invisibles...

Cette reconstruction passe aussi par retrouver un groove d'écriture. Mon groove. Pour ce faire, j'ai décidé d'utiliser mon blogue. En ce sens, c'est logique puisqu'il évolue au fil des pérégrinations de mes neurones. Année après année. Décennie après décennie?

En espérant que mon anglais écrit ne soit pas trop mauvais au yeux de ceux pour qui c'est la langue maternelle...

Mais attention, pas bilingue dans le sens traduit l'un de l'autre. Non, non, non, bilingue dans le sens que, parfois je pense en anglais, et ces fois là, ce brouillon d'écriture public sera ouvert à toutes inspirations. Qu'importe sa langue...

Je pratique déjà ce principe en mes réseaux sociaux. Particulièrement en voyage de presse en milieu anglophone. Car j'aime en profiter pour m'immerger les neurones en cette seconde langue qui est mienne.

Mais une barrière frôle encore mes idées. À l'Université, lorsque l'on devient un professionnel de la traduction, un expert de cet art de la langue peu compris et apprécié, alors l'on sait que toujours l'on traduira la langue d'arrivée en sa langue maternelle.

Ainsi se doit d'être l'éthique moral de tout traducteur digne de ce nom qui se respecte...


Bon, même durant mon bacc, j'ai plus exploré la voie du journalisme que celle de la traduction. Je dois confesser pouvoir trouver cet art un peu trop mathématique et stérile à mon goût. Enfin, tout dépend du sujet en cause. Si le sujet m'inspire, je me donne à fond. Sinon je refuse tout net.

J'aime traduire, en fait, j'adore ça. Mais j'aime traduire plus pour le plaisir de mes neurones que pour le bien-être de mon portefeuille. So i'm a picky translator...

J'aime garder mon esprit bilingue. Toujours mon coeur bat en français mais mes neurones travaillent en deux langues.

Alors, après treize ans à bloquer en français. Sur un même coup de tête que celui qui m'a fait ouvrir ce blogue en avril 2003, je décide aujourd'hui d'écrire en l'une ou l'autre de ces deux langues.

En suivant la même politique de fond qui nourrit ce petit espace virtuel, celui d'en faire un brouillon d'écriture où y discipliner ma plume en suivant le cours des humeurs de ma vie!



How she growsnunder the lake sunsets. Season after season. She becomes taller and wiser as life makes her grow up. A little more year after year. As i watch her grow in front of my eyes. I Lear about life.

There i am. Her mother. The spirit guide that shows her ways to think and see the world. Often outside of the box. As i work to let her be a free thinker in a peacefull childhood.

There we are, a lake family, living in a tiny village in some green montains. Not so far from a big city. A great place to grow up. Surrounded by nature and its seasons.

There we grow that invisible love that roots us, all together, as a home. As the microcospic family that we are, with a big lake at its epicenter...

How we grow...

dimanche, septembre 04, 2016


Avant que je sois paraplégique à 12 ans durant un an. Avant mon adolescence et début de vingtaine montréalaise (à saveur jetset glamour Westmount Outremont Plateau Laurentides). Avant mon mariage avec un jeune étudiant de vingt ans.

Bien avant mon diplôme universitaire à ULaval (en traduction) et mon vécu en journalisme et littérature. Bien avant la paralysie de Bell et ses séquelles en ma vie.

Des lunes et des lunes avant ma "mamamitude" emportée, j'ai vécu une enfance hors norme sur la plus grande ferme d'un petit village jurassien de plus de mille âmes, au coeur des années 70.

Mes parents ont divorcé lorsque j'avais neuf mois. Ils avaient respectivement 20 et 21 ans. Ils sont restés mariés 18 mois.

Père et mère, jeunes mariés...

De mes 18 mois à mes 11 ans, j'ai vécu en "pensionnat" à la ferme, chez mes grands-parents maternels. J'étais une princesse déchue en mon royaume animal.

Je grandissais là du lundi au vendredi/samedi suivant les sorties nocturnes de ma mère. C'était ma normalité enfantine. Je ne connaissais pas d'autre vie que ma routine...

Ainsi en cette réalité, ma grand-mère est devenue ma mère, mon jeune oncle est devenu mon grand frère. Ma mère est devenue une tante plus ou moins sympathique. Mon père a disparu du décor et mon grand-père alcoolique n'était pas un cadeau.

Son idée de temps de qualité avec moi était de m'emmener sur le pont du Doubs, au village, et de lancer mon chien à l'eau. Alors que je criais, pleurais et suppliais le ciel et tous les anges de donner à mon chien la force de nager jusqu'à la rive, mon cher pépère était crampé. Et certainement bourré.

Je revenais à la ferme en reniflant mes sanglots, mon chien trempé, grelottant, serré contre mon petit cœur en furie. Il se faisait engueuler par ma mère-grand et il ne me parlait plus durant quelques semaines. Ce qui me donnait une relative paix.

Pendant ce temps, Vincent, polonais de son état, était employé à vie à la ferme. Il y vivait depuis des lustres. C'était mon vrai grand-père. Le seul mâle qui me choyait et me protégeait des folies adultes.

Chaque jour de la semaine, il venait me chercher à l'école en vélo, toujours avec un carré de chocolat au lait. Mes amis, envieux du morceau de chocolat, pensaient que c'était lui mon vrai grand-père et je ne faisais rien pour les détromper. Déjà que j'étais l'unique enfant de divorcés dans toute l'école...

Vincent avait été prisonnier de combat. Il en avait la mémoire marquée au fer rouge. C'était un réfugié de la deuxième guerre. Je ne pense pas qu'il ait jamais eu ses papiers officiels. Il avait atteri là en se sauvant de l'horreur des nazis en son pays. Il avait appris le français à la ferme. Son traumatisme de guerre était profond.

Une fois par année sa famille polonaise venait le visiter et toujours il m'insérait en son annuelle photo de famille. J'étais toute fière, en mon habit du dimanche, qu'il veuille de moi en cette photo là!

À chaque année, cela me faisait du bien au coeur. Même si je ne comprenais rien à leur charabia polonais, quand ils débarquaient quelques jours à la ferme, je me sentais aimée et acceptée en leur bulle familiale...

Chaque soir, après mes devoirs en sa compagnie, autour d'un bol de chicorée au lait, dès que j'ai su lire et écrire, je lui ai fait l'école. Je lui perfectionnais son français sur un petit tableau noir dédié à cet effet (offert par ma mère-grand) en sa "chambre de bonne". #bonheurenboîte

Il est mort d'un cancer fulgurant quand j'avais 9/10 ans mais il reste ancré en mon cœur à jamais. La dernière année, il était persuadé que l'horreur de la guerre l'avait finalement rattrapé en son corps. Mais il mélangeait moins ses le/la un/une..

Ma pomme des champs entre 1974 et 1980

Lui, ma mère-grand et mon jeune oncle/grand frère, plus quelques animaux (sauvages ou semi domestiques), de part leur inconditionnel amour, ont sauvé mon coeur d'enfant et c'est grâce à eux si je suis qui je suis aujourd'hui...

#LaProtectiondeVincent
#LeRegardVigilantdeThérèse 
#LeRireAffectueuxdeGuy
#SundayGratitude

Une vie ou un roman en cours d'écriture?